Chapître I: Le Nouveau Continent

Maximilien débarque sur le nouveau continent

< par: Philippe de Montigny:  www.demontigny.wordpress.com >

 

À peine avais-je mis pied à terre, que je fus envahi d’un insoutenable souffle de chaleur. L’air était lourd, gluant, je peinais à respirer! N’étant pas préparer à affronter pareil climat, je détachai les trois premiers boutons de ma chemise pour permettre à mon corps de trouver de l’air respirable!

“Quel climat! Comment peut-on vivre sous pareilles conditions?!” me questionnais-je. En levant les yeux, je vis au loin les silouhettes de structures s’érigeant habilement au travers d’un brouillard dansant; assurément provoqué par cette cuisante chaleur.  Ce devait être une importante cité, vu la taille et l’élégance des bâtiments.

J’aggripai mes deux conteneurs démodés et m’avançai d’un pas décidé vers ce qui me semblait être ma destinée.  Pas même dix pas de fait que je fus interpellé par un espèce de gros personnage barbu, tout de blanc vêtu. “Ce doit être un contrôle de passage” me rassurais-je.

- Monsieur, s’il-vous-plaît! Que contiennent vos deux conteneurs?

Sans hésitation je lui rétorquai instinctivement:

- Quelques vêtement, un peu d’argent, de la nourriture de subsistance ainsi que ma vieille machine à écrire!

- Très bien Monsieur.  Vous voulez bien ouvrir je vous prie?

Je déposai les deux sacs par terre et m’exécutai aussitôt.  Le contrôleur palpa d’abord les poches extérieures pour ensuite glisser sa main à l’intérieur du premier sac, puis du second.  Il tâta brièvement ici et là puis se relava net pour finalement conclure que tout était à l’ordre.

- Merci Monsieur!  Vous pouvez poursuivre votre route! Bienvenue chez nous!

Je le remerciai de sa chaleureuse hospitalité et du fait qu’il ne s’était pas éternisé dans le processus. J’étais impatient de trouver refuge de cette infernale température!

En refermant mes sacs, mon porte-monnaie glissa et tomba sur le gravier. Je me penchai péniblement pour le récuperer. Il me sembla tout à coup beaucoup plus léger qu’à mon départ. Je l’ouvris désepéremment pour constater qu’il était complètement vide!

Je tentai de me convaincre que l’argent et mes cartes de voyageur avaient dû tomber au fond du sac. J’eus beau fouiller jusque dans la doublure, ni l’argent ni mes papiers ne s’y trouvaient!!  Je compris sur-le-champ ce qui venait de se produire!

Je me relevai difficilement, les jambes molles et la gorge nouée, partagé entre un profond sentiment de rage et de honte. Je m’étais fais roulé comme un débutant dès les premiers instants de mon périple. Je scrutai les environs dans l’espoir de repérer ce méprisable imposteur. Disparu! Fondu dans cette masse d’inconnus qui valsaient tout autour de moi.

J’étais littéralement sidéré, pris de panique!  Qu’allais-je faire ?! La chaleur et la colère m’étouffais plus que jamais! Je sentais chacun des battements de mon coeur exploser, chaque goûte de sueur qui perlait sur mon corps. Il me fallait retrouvé ce paria au plus vite et lui faire payer cher ce déshonorable larcin!

Soudain, j’eus une faiblesse, un incontrôlable étourdissement. J’étais déboussolé, figé, je ne trouvais plus repère et rapidement une bouffée de chaleur vint me prendre au visage. Puis ce fut la noirceur, le néant. 

Puis… plus rien!

Mon corps m’abandonnait ici, maintenant! Je m’affessai dans le gravier de toute ma masse… J’étais perdu…

 

Dur réveil…

< par Francis Tremblay: www.francistremblay.wordpress.com >

 

J’étais toujours au sol, assoiffé, sans force…

Autour de moi, ma famille, nous fêtions mon anniversaire; mon père, ma mère et mon frère, ils étais tous présents! Je les voyais, mais je ne les entendais pas. Nous étions installés dans la cour arrière de notre vieille maison familiale située à la campagne. Il y avait mon chien, ce bon vieux Samy disparu depuis des années… J’étais complètement perdu… Je ne comprenais pas ce que je faisais ici…

Je revoyais ma mère, celle-là même qui m’avais si péniblement mis au monde… Cette pauvre femme qui avait dû trimer si fort toute sa vie: une enseignante remarquable! Elle me manque terriblement, si vous saviez! Le destin peut parfois être si cruel,  si injuste !

Et mon père qui m’offrait ce cadeau… Cet ordinateur ! J’avais été horrifié par cet outil que je me refusais d’utiliser. Je ne me servirais toujours que de ma bonne vieille dactylo Underwood. Je ne comprenais pas ce que mon père faisait près de moi… Ça fait des lunes que j’ai coupé les liens avec lui. Pourquoi est-il près de moi et avec cet ordinateur?

J’avais chaud, terriblement chaud!  J’était abattu, paralysé par la fatigue et cette écrasante chaleur.  Allongé là dans une pièce, sans la moindre idée de ce  que je faisais ici… Au loin, j’entendais des murmures.  Des bribes d’un langage qui n’était pas mien, je n’arrivais pas à saisir. Hélas! Je n’avais plus la force de chercher à comprendre! L’odeur qui régnait dans cette pièce humide et sombre était terrible. Je repensai aussitôt à ma famille…

Cruellement, la réalité me rappella que ma mère était tragiquement décédée une année auparavant. Je pris aussi conscience du fait que je ne parlais plus à mon père depuis plusieurs mois déjà… Que devenait-il ? Pourquoi étais-je ici déjà ?

À mon chevet, il y avait ce gros chien qui me dévisageait. Un espèce de chien bâtard horrible qui me fixait sans arrêt… Il n’avait certes pas la classe de mon chien Samy!! Samy avait été un chien extraordinaire pour moi.  Malheureusement, il fut emporté par une quelconque maladie à l’âge de quinze ans, le lendemain de mon vingtième anniversaire!  Ce fameux vingtième anniversaire, jour où mon père avait osé m’offrir l’ordinateur qui allait déclencher la fin de l’harmonie dans notre famille.  Cette journée fatidique allait entraîner, quelques temps plus tard,  le décès de ma pauvre mère. Puis, marqué à jamais par cette série d’événements, s’en suivit deux ans plus tard, de mon exil en ces terres lointaines…  

Toujours cloué à ce lit de paille, mon cerceuil,  j’observai cette lugubre pièce, cernée par de vieux murs de bois sale.  Le sol était en terre, humide et rugueuse. C’était horrible comme installation!!  Qui pouvait loger ici ? 

On m’avait dévêtu, je ne portait désormais qu’une simple jaquette beige. Mes vêtements avaient été maladroitement suspendus à une vieille corde rongée qui traversait la pièce d’un bout à l’autre.  Il y avait comme une odeur de cuisson dont je ne parvenais à distinguer les arômes. J’ouvrai délicatement la porte et sortis la tête de mon dortoir.  J’observai alors  un étroit et obscur corridor, d’où me parvenaient les notes d’une étrange musique arythmique.

Mes vêtement étaient toujours humides, je ne pouvais pas sortir avec ça sur le dos! Rongé par une faim atroce, je troquai cette vieille jaquette beige pour ma vieille paire de jeans encore sale et mon t-shirt blanc.  Je m’aspergeai le visage d’une eau douteuse qui avait été placé dans un petit bol, au chevet de mon lit; le chien avait dû s’y abreuvé avec acharnement vu le nombre de poils qui y flottaient! 

Je remarquai que l’on avait ordonné sur un petit bahu, ma vieille machine à écrire Underwood et la plupart de mes effets personnels.  Presque tout y était!  Mon porte-monnaie vide me rappela assez brutalement la réalité dans laquelle je m’étais plongé si naïvement. Je me retrouvais coincé, vidé, fauché, dans une chambre atroce, quelque part sur ce nouveau continent qui m’était complètement inconnu! 

Malgré les aboiements réprobateurs du chien, je mis un premier pied à l’extérieur de la pièce.  Dans le corridor, il n’y avait plus cette étrange musique désorganisée.  Plutôt, j’entandais des cris qui semblaient provenir d’une grande salle.

“Suis-je dans un hôpital, un asile ou un hôtel?” me questionnais-je. 

Je m’avançai d’un pas timide vers cette salle.  Tout était si sale, si gris. Tout le long du corridoir, des portes closes.  Des cris, des pleurs et d’indescriptibles sons  émanaient de certaine d’entre elle. 

Cet endroit me faisait penser à ces maisons de chambres que l’on retrouve partout en ville.  À l’adolescence, j’avais vécu un temps dans ce genre d’endroit. Je l’avais fait pour fuir l’autorité parentale, mon père surtout, qui refusait d’adhérer à mes projets de carrière.  Par contre, là d’où je venais, l’état des établissements du genre était disons… Plus soigné!

 

 La Grande Sortie

< par: Philippe de Montigny:  www.demontigny.wordpress.com >

 

J’aurais souhaité être chez moi, dans un environnement qui m’était familier, réconfortant… Mais  j’étais toujours coincé ici, sans issue, sans la moindre idée de ce que je pouvais bien y faire!  Qui m’avait conduit jusqu’ici? Qui m’avait dévêtu et allongé dans ce lit de survie ?  À qui appartenait ce sale chien ideux ?

Les réponses se trouvaient sûrement quelques part au bout de ce lugubre corridor mal éclairé.

Je décidai de poursuivre mon exploration jusqu’au bout du couloir.  L’air qui flottait dans le passage était aussi rare et lourd que celui que j’avais respiré le jour de mon arrivée.  Je fus rapdiment pris de nouveaux étourdissements!!  Une étrange vapeur flottait le long des murs et tranportait avec elle ces mêmes  arômes étranges que j’avais senti plus tôt et  qui m’étaient inconnus… 

Pour la première fois de mon existence, je me suis senti comme un animal;  sale et perdu, je traquais mon chemin en me fiant à mon odorat et à mon instinct.

Plus j’avançais vers cette grande pièce, plus le nuage de vapeur s’épaississait, empêchant ainsi le peu de lumière qui en émanait de convenablement éclairer mon chemin.  J’avais l’impression que chacun de mes pas devenaient de plus en plus lourds. Je me sentais tout doucement faiblir:  je devais despéremment me retenir aux murs du corridor pour ne pas perdre pied… Je sentais le rythme de mon coeur s’accélérer, mes joues se pygmenter et ma peau se liquéfier.  Ma pression montait de façon alarmante, mon corps était  littéralement en ébullition!!

J’eus beau tout tenter pour combattre le phénomène, mon esprit ne cherchait qu’une seule chose: s’arracher à ce corps dysfonctionnel. 

Dans un dernier élan de conscience, je m’arrêtai un instant pour tenter de reprendre un semblant de souffle, quand tout à coup je sentis qu’on m’aggripait le torse par derrière.  Sans avoir eu le temps d’identifier mon assaillant, je fus envahi de nouveau par cette désarmante noirceur puis, ce fut le néant…

 

Publié on juillet 25, 2007 at 10:59

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9 commentaires Leave a comment.

  1. On juillet 25, 2007 at 3:49 demontigny Said:

    OK!!! C’est parti! Qui prend le relais ?!

  2. On juillet 25, 2007 at 7:27 francistremblay Said:

    TAG pour Franck !

  3. On juillet 25, 2007 at 8:03 francistremblay Said:

    J’étais au sol, j’avais soif et je n’avais plus aucune force…

    J’étais avec ma famille, on fêtait mon anniversaire avec mon père, ma mère et mon frère. Ils étais tous présent. Je les voyais, je ne les entendais pas. J’étais dans la cour arrière de notre vieille maison familiale de Ste Marie sur le Lac. Il y avait mon chien et je sentais que je n’avais pas vu le vieux Samy depuis des années… J’étais complètement perdu… Je ne savais pas ce que je faisais ici…

    Je revoyais ma mère, celle que qui m’avait mis au monde… Ma mère qui avait tellement travaillée fort toute sa vie. Une enseignante remarquable. Elle me manque terriblement, c’est si injuste ! Mon père qui m’offrait un cadeau… un ordinateur ! J’étais horrifié par cet outil que je ne voulais pas utiliser. Je me servais qu’uniquement que de ma bonne vieille dactylo Underwood. Je ne comprenais pas ce que mon père faisait près de moi… Ça fait des mois que j’ai coupé les liens avec lui. Pourquoi est-il avec moi et avec cet ordinateur.

    J’ai chaud, j’ai terriblement chaud. Je suis paralysé de fatigue. Je suis allongé dans une pièce. Je ne sais même pas où je suis… Au loin, j’entends parler. Un langage que je ne comprends pas. Hélas je n’ai aucune force. L’odeur est terrible et c’est humide. Je repense à ma famille. Hélas la réalité me rappel que ma mère est tragiquement décédé une année auparavant. Je suis conscient du fait que je ne parle plus à mon père depuis plusieurs mois.

    Il y a un chien qui me regarde. Un espèce de chien bâtard horrible qui me dévisage sans arrêt. Il n’a pas la classe de mon chien Samy. Samy était un chien extraordinaire. Il est mort à l’âge de quinze ans, le lendemain de mon vingtième anniversaire. Le fameux vingtième anniversaire ou mon père avait osé m’offrir l’ordinateur qui aura déclencher la fin de l’harmonie dans ma famille le départ de ma mère et deux ans plus tard mon exil dans cette région où je suis présentement…

    Couché sur un lit de paille, je suis dans une pièce avec des murs de bois. Il y a de la terre au sol. C’est horrible comme maison. Je suis dévêtu, je n’ai qu’une jaquette beige sur le dos. Mon linge est accroché sur une corde dans la chambre. Il y a une odeur de cuisson dont je ne distingue pas l’odeur. J’ouvre la porte et il y a un long corridor ou j’entends au loin de la musique.

    Mon linge était humide, mais je ne voulais pas sortir comme ça. J’avais faim. Je revêtis ma vieille paire de jeans et mon t-shirt blanc et je m’aspergeai de cette eau dans un bol placé dans ma chambre. Je remarquai sur le bureau ma vieille machine à écrire et mes effets personnels. Mon portefeuille vide me rappela assez vite la réalité dans la quel je suis. Complètement fauché, dans une chambre quelque part sur le nouveau continent ou j’avais abouti…

    Je mis le pied dans le corridor et entendis plusieurs cris provenant d’une grande salle. ¨Je suis dans un hôtel? ¨ marmonnais-je. Je m’avançais, c’était sale, les cris des autres chambres me faisaient pensé à des chambres à 10 dollars de la ville ou j’avais vécu toute ma vie. Vous savez le genre de chambre ou tu y vas pour seulement quatre heures…

  4. On juillet 26, 2007 at 2:21 demontigny Said:

    NEXT!!!!!

    Thx Frank pour l’entrée! C’est exactement ce que je recherchais!!! J’te déjà vois venir! Je sais où tu veux te rendre!! hehe! ;) Ça me plaît!!

    J’ai corrigé une couple d’affaire ici et là… et j’en ai rajouté un peu, histoire d’étoffer ça, de rendre ca encore plus sale, plus sombre!!! (Trash junky style!) LOL…

    Réarrange le texte à ton goût, si ça te plaît pas. J’veux pas de paraître trop pointilleux, mais j’ai tenté d’homogéniser (harmonier?!) les deux premiers paragraphes d’intro! J’ai tenté de garder l’essence de ta proposition, je crois que tout y est! Y a que quelques mots ou tournures de phrases qui diffèrent de l’original!

    On lâche pas! Si tu me trouves trop sévères dis-le moi, je tâcherai d’abaisser mon code d’alerte à jaune! lol! Merci encore!

  5. On juillet 26, 2007 at 5:32 francistremblay Said:

    Non, je vais te dire c’est parfait. Je suis beaucoup plus à l’aise dans le format scénario que roman. Ton expérience est parfaite et une fois que j’ai vu ta version ça ma franchement plus.

    Tu es la Fabienne Larouche et je suis le Réjean Tremblay je crois bien !

    Moi c’est du dialogue et toi tu y fais de la poésie ! C’est excellent…

    Ton concept je l’adore et au pire ca sera un méchant bon roman à deux hahahaah

  6. On juillet 26, 2007 at 5:42 demontigny Said:

    Ok cool… Tu me rassures! LoL! J’voulais pas de froisser!! hehehe!! Mais bon, tant mieux si tu trouves ça okay!

    Je souhaite qu’on ne sera pas que deux!! Merde! J’comprends pas!!! Le blog est déjà à 125 visites en une seule journée, et aucun participant!! J’peux pas croire!! En tout cas……..

    Souhaitons que les gens vont se dégêner!

  7. On juillet 27, 2007 at 3:44 demontigny Said:

    Franck!!! Envoie-moi le bio du perso que tu voulais intégrer!! Vu que tout le monde semble être trop chieux à l’idée de participer, on va s’la claquer à deux ça l’air! J’en reviens pas!! 150 quelques visites et tjrs pas un commentaire, une seule proposition de suite!!

    Je suis frustré!!!

    En tk… Envoie-moi ce bio, je vais prendre le relais et l’intégrer à la suite!!! Thanx!! See you!

  8. On juillet 27, 2007 at 4:42 demontigny Said:

    Chapter II… Qui sera le prochain !?? Franck je te propose comme candidat! ;) LOL!
    Si tu es l’heureux élu, poste la suite dans les commentaires du chapître 2 … Histoire qu’il y aie un semblant d’ordre dans tout ça!!! :D

  9. On juillet 27, 2007 at 12:15 francistremblay Said:

    Ok chef… je dors quelques heures et je te fais ça !!

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